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Portrait heureux

STRUCTURATION
DU SECTEUR INFORMEL

Le secteur informel : moteur de l’économie

Depuis la fin de la crise post-électorale, la Côte d’Ivoire a connu une croissance économique soutenue,
en moyenne 6% sur les dix dernières années. Selon les données de la Banque mondiale (2020), la Côte
d’ivoire demeure la locomotive économique de la zone UEMOA et la troisième puissance économique
de la CEDEAO. Pourtant, la part de l’économie formelle en Côte d’ivoire représente 51% du PIB et plus de
80% des activités économiques (Rapport sur la situation économique et financière de la CI-DGT France,
2022). L’économie informelle occupe plus de 90% de la main-d’oeuvre. Par conséquent,
“…sa présence voire sa persistance constitue une réalité, qui n’est pas à considérer comme une anomalie à
combattre, mais comme une composante structurante de l’économie nationale qui se doit d’être reconnue et
accompagnée… (Stratégie Nationale Intégrée de Transition vers l’Économie Formelle -SNIT-EF, 2019: 10)”.
Caractéristiques du secteur informel en Côte d’Ivoire


Le secteur informel représente:

​

  •  (97,7%) des auto-entrepreneurs

  •  (4,4%) des microenterprises

  • (61,3%) des petites et moyennes entreprise

​

Le secteur informel se caractérise par le non-respect des critères de formalité reconnus par la législation;
c’est-à-dire, l’enregistrement fiscal, la détention d’un registre de commerce, ou document équivalent
(registre des métiers, inscription au répertoire des activités agricoles) et la déclaration de ses employés
à la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS). Les études sectorielles ont révélé que le secteur
informel est faiblement organisé et peu structuré, de sorte qu’il devient difficile de capter les besoins
spécifiques de ses acteurs. Les entreprises du secteur informel ont une forte dispersion, avec des
moyens d’action limitant leur visibilité auprès des autres acteurs de l’économie nationale. Ces entreprises
n’ont pas accès à la formation continue, aux mécanismes de financement et aux opportunités des
marchés (publics et privés). Au sein des entreprises informelles se pose la problématique du contrat de
travail et de la protection sociale. En effet, les conditions de travail y sont précaires, les salaires faibles
avec le non-respect du salaire minimum. La protection sociale qui implique l’assurance maladie,
prévoyance sociale, la santé et la sécurité au travail est inexistante. On note également des horaires
extensifs, l’absence de congé, le dépassement du volume de huit heures par jour et de 40 heures par

 

 

 

Cinq actions pour améliorer les conditions de vie et de
travail des artisans et maître-artisans


Le secteur informel joue un rôle considérable dans l’absorption de la main-d’oeuvre, vu la faible capacité
de l’État à pourvoir au besoin de recrutement des jeunes diplômés. Ils représentent 89,2% de l’emploi
disponible (ENE, 2019). Pourtant, force est de constater que ce secteur d’activité demeure encore dans
une certaine précarité. Cela pourrait s’expliquer par le manque de mobilisation et d’organisation des
acteurs du secteur. Il faudrait :

  •  Initier des partenariats entre les collectivités locales et les structures de prise en charge (CNMCI,

Chambre d’Agriculture, CCI…)


Impliquer les collectivités locales (Mairie, conseil régional, districts) aux actions des structures
d’encadrement.

​

  •  Initier des partenariats entre les collectivités locales et les structures de prise en charge dans la

formation des artisans.


… Les collectivités doivent contribuer à la formation des artisans à partir des tickets de marché. À partir de
ce fond, Monsieur le maire peut monter des plans de formations pour ces jeunes artisans ou organiser des
ateliers de partage d’expériences (Enquêté, secteur privé).

​

  •  Initier des partenariats entre les collectivités locales et les structures de prise en charge dans des

initiatives stratégiques d’amélioration du cadre de vie.


Cette requête implique l’accès aux micro crédit ; l’assistance aux prêt bancaires ; la garantie des espaces
occupés ; l’appui en équipement ; l’accès à la protection sociale ; l’assistance à la formalisation de l’activité.

​

  • Etablir une communication permanente entre les structures d’encadrement et les artisans par la

sensibilisation et la formation
…la sensibilisation et la formation aussi bien que ...les structures d’encadrement ont comblé un manque
d’information dans le milieu sur l’environnement du métier au niveau institutionnel, administratif et
professionnel, tout en favorisant la communication permanente entre structures d’encadrement et les
artisans…(Enquêté, Chambre régionale des métiers).

​

  • Générer une carte professionnelle / identifier les artisans et Harmoniser les coûts de prestation

​

…il faut que les artisans soient organisés par ordre de formation et par ordre de métier. Il faut qu’il y
ait une grille tarifaire pour tous les métiers. Par exemple, lorsqu’un électricien viens chez toi, il doit être
reconnu. Il faut qu’il y ait une carte agrée délivrée par l’enseignement technique qui l’a formé (enquêté,
Secteur privé).

​

  • Mettre en place des programmes d’alphabétisation et des formations spécialisées et qualifiantes

qui donnent plus de professionnalisme aux artisans.


Procéder à des regroupements qui puisse permettre de rassembler les artisans par zone d’activité et
par niveau d’éducation (PIAAA-CI, 2018 :81)
semaine.

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